Le projet e-CP explore une nouvelle voie pour électrifier les procédés chimiques

Comment chauffer un réacteur chimique à très haute température sans recourir systématiquement à la combustion de ressources fossiles ?
C’est l’une des questions auxquelles s’attaque le projet e-CP (Electrothermal Chemical Processes), coordonné par l’ENSICAEN dans le cadre du PEPR SPLEEN.
Dans de nombreux procédés industriels, les réactions chimiques nécessitent des températures de 600 à 900 °C. Pour les atteindre, e-CP étudie une approche alternative : utiliser l’électricité pour générer directement la chaleur au sein du réacteur.
Un premier prototype prometteur
Les premiers essais menés à l’ENSICAEN ont permis d’atteindre et de stabiliser une température de 800 °C avec une puissance électrique inférieure à 200 W. Une première étape encourageante pour explorer le potentiel de cette technologie.
Une recherche collective et pluridisciplinaire
Lancé officiellement le 22 octobre, le projet réunit six laboratoires français aux compétences complémentaires en matériaux, catalyse, génie électrique et thermique, modélisation et génie des procédés.
Les travaux porteront notamment sur le développement de matériaux adaptés, l’expérimentation sur différentes réactions chimiques et l’évaluation des performances énergétiques, économiques et environnementales du procédé.
À terme, l’objectif est d’évaluer la capacité de cette technologie à réduire les émissions de CO₂ de certains procédés chimiques, avec des réductions pouvant atteindre 50 % parmi les objectifs étudiés.
Une piste de recherche qui illustre l’ambition du PEPR SPLEEN : faire émerger des solutions innovantes pour accélérer la décarbonation de l’industrie.
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