Le PEPR SPLEEN

Le PEPR SPLEEN

Poser les jalons d’un avenir bas carbone pour l’industrie

La recherche et développement (R&D) a un rôle majeur à jouer pour soutenir la décarbonation de l’industrie française et le développement de filières industrielles nationales de solutions de décarbonation. C’est un enjeu fondamental, puisque l’industrie est responsable d’environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le territoire national. La Stratégie Nationale Bas Carbone ambitionne un objectif de réduction des émissions de GES de 35 % d’ici 2030 et de 81 % d’ici 2050 par rapport à 2015 pour l’industrie.

Le PEPR SPLEEN ambitionne la mise en œuvre d’un programme de recherche structurant, visant à la transformation des procédés industriels pour les rendre moins émetteurs de gaz à effet de serre. Il a vocation à encourager et à soutenir des activités de recherche amont, dans la gamme TRL 1-4*, répondant aux priorités définies dans le cadre de la stratégie nationale d’accélération « décarbonation de l’industrie » de France 2030. Son pilotage est assuré par le CNRS et par IFPEN.

Le programme vise à mobiliser et à fédérer la communauté scientifique française pour la conception de systèmes industriels moins émetteurs de gaz à effet de serre autour de quatre axes de recherche complémentaires :

Nouveaux outils de prédiction et monitoring : 

Intégration d’énergies bas-carbone et efficacité énergétique :

Décarbonation et intensification des procédés :

Stockage et valorisation du CO2 :

Missions du PEPR SPLEEN

Dix projets ciblés ont été lancés en 2023, mobilisant des communautés structurées autour d’enjeux majeurs tels que l’établissement de nouvelles méthodologies d’analyse de cycle de vie, l’écologie industrielle et territoriale, le monitoring et les outils d’analyse temps réel de la décarbonation, la solarisation des procédés industriels ; la chimie éco-efficiente visant à améliorer l’efficacité énergétique et matière des conversions, l’intensification des procédés de captage et de séparation du CO2 visant à les rendre énergétiquement plus efficaces et éco-efficients, l’amélioration des procédés basés sur l’oxy-combustion visant à concentrer les flux de CO2, la conversion du CO2 en molécules d’intérêt (y compris des carburants) fondée sur l’électro-catalyse, la photocatalyse et la biocatalyse et enfin, les conditions d’identification sociotechniques d’un site de stockage de CO2 onshore, en France.

En 2024, des projets ciblés seront sélectionnés à travers à un appel d’offres ouvert de janvier à mars et à travers un appel à manifestations d’intérêt qui sera prochainement lancé.