Projet AMHYABLE : des avancées majeures pour la combustion de l’ammoniac craqué

Le consortium du projet AMHYABLE, coordonné par Andrea Comandini (CNRS), s’est réuni le 23 juin 2026 à IFP Energies Nouvelles (Rueil-Malmaison) pour faire le point sur les avancées scientifiques du projet.

Dans un contexte marqué par les enjeux de sécurité énergétique et de décarbonation, AMHYABLE développe des solutions pour la combustion de mélanges NH₃/N₂/H₂/air issus du craquage partiel de l’ammoniac. Le projet vise à produire des données expérimentales de référence, développer des outils numériques de simulation (LES et DNS), optimiser un brûleur poreux adapté à ces nouveaux combustibles et mieux caractériser les émissions de polluants.

Parmi les résultats présentés, l’étude sur le potentiel de décarbonation de la combustion d’ammoniac vert craqué dans des brûleurs à milieu poreux confirme la possibilité de réduire significativement les émissions de CO₂ par rapport aux technologies conventionnelles de production de chaleur, sur la base d’une analyse du cycle de vie. Les défis liés aux émissions de polluants, à la stabilité des flammes, à la durabilité des matériaux poreux, à la sécurité et à l’intégration industrielle seront au cœur des travaux du consortium.

Les partenaires ont également présenté de nouveaux résultats expérimentaux sur les vitesses de flamme laminaires et les longueurs de Markstein obtenus dans le réacteur sphérique d’ICARE pour différents taux de craquage de l’ammoniac. En parallèle, une nouvelle approche de simulation de la combustion laminaire et turbulente dans ce réacteur a montré un excellent accord entre les premiers calculs de la turbulence générée dans le réacteur avant la combustion (gaz non réactifs) et les résultats expérimentaux.

Les travaux menés à l’ENSTA progressent également avec la conception de nouvelles plaques destinées à stabiliser la flamme pour les futures mesures de vitesses de flamme laminaires, tandis que les activités de modélisation cinétique chimique ont débuté.

Enfin, au CEA, les développements du brûleur poreux se poursuivent avec l’avancement de la conception de l’installation expérimentale, la construction du banc d’essai et une nouvelle caractérisation précise du champ de vitesse à l’entrée par anémométrie à fil chaud.

Consortium : CNRS, ENSTA, IFP Energies Nouvelles et CEA.


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