4 portraits de femmes qui contribuent activement aux avancées pour la décarbonation de l’industrie

À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, le 11 février, nous mettons à l’honneur quatre femmes membres du PEPR SPLEEN.

Sibylle Duval‑Dachary est ingénieure chercheuse à IFP Energies nouvelles et co-pilote de l’Axe 1 du PEPR SPLEEN. Elle développe de nouveaux outils de prédiction et de pilotage en temps réel des procédés industriels, fondés sur l’analyse de données et l’Acte de Cycle de Vie.

Son objectif : réduire l’empreinte carbone des procédés industriels en agissant directement sur leur performance énergétique. Diplômée de l’École des Mines de Nancy, elle met à profit plusieurs années d’expérience dans l’évaluation environnementale des biocarburants et des technologies hydrogène.

Silvia Lasala est maîtresse de conférences et chercheuse au Laboratoire Réactions et Génie des Procédés (LRGP) de l’Université de Lorraine. Ingénieure et docteure en énergétique du Politecnico di Milano, elle se consacre aujourd’hui à la conception d’une nouvelle génération de pompes à chaleur et de centrales électriques plus durables.

En tant que responsable scientifique du projet REHEAT (Axe 2 du PEPR SPLEEN), elle ouvre la voie à des solutions de récupération et de valorisation de la chaleur industrielle jusqu’à 200 °C, contribuant ainsi à la décarbonation du secteur.

Armelle Cessou est chercheuse au CORIA, une Unité Mixte de Recherche (UMR) rattachée à l’Institut CNRS Ingénierie du CNRS, l’université de Rouen Normandie et l’INSA Normandie. Elle pilote le projet OXY‑3C (Axe 3 du PEPR SPLEEN), dédié à la production de chaleur à haute température pour l’industrie.

Elle explore les technologies d’oxycombustion, flammes et combustion en boucle chimique (CLC) pour capturer directement le CO₂ à la source, en intégrant l’utilisation de biocombustibles.

Son ambition : développer des procédés sobres, efficaces et compatibles avec des émissions négatives. À travers son travail, elle fédère une communauté d’experts autour de solutions concrètes pour une industrie plus propre.

Alix Duval est doctorante en géographie et aménagement du territoire à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Elle a obtenu un Master 2 en Politiques publiques, parcours Politiques urbaines et gouvernance des territoires, à l’Université Paris‑Dauphine – PSL.

Ses recherches, menées dans le cadre du projet SESAME, portent sur les recompositions territoriales liées aux trajectoires de décarbonation et sur la manière dont les acteurs locaux s’approprient les instruments d’action publique. Elle s’intéresse tout particulièrement aux tensions et controverses que peuvent susciter les projets de captage et de stockage du carbone (CCS), au cœur des débats sur la transition écologique.


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